Mariann Budde

Elle est une de mes héroïnes de l’année, le lendemain de l’investiture de Donald Trump l’évêque épiscopalienne du diocèse de Washington Mariann Budde interpellait le Président des États Unis…

Lors de l’office organisé dans le cadre de l’investiture du Président, elle exhortait ce dernier à faire preuve de “miséricorde” :

« Les gens qui cueillent nos récoltes, qui nettoient nos bureaux, qui peinent dans les élevages de volaille et les abattoirs, qui font la plonge après que nous dînons dans les restaurants, et qui travaillent la nuit dans les hôpitaux, ils ne sont peut-être pas des citoyens, ou n’ont peut-être pas les bons papiers, mais la grande majorité des immigrants ne sont pas des criminels », avait-t-elle déclaré.

Quelque temps après elle était revenue sur ce sermon qui avait déclenché la colère de Trump :

“J’ai appelé le président, comme je nous appelle tous, à voir l’autre comme pleinement humain, et non comme un danger.

Leur dignité et leurs droits ne sont pas une option.”

Mariann a publié cette année un essai qui a pour titre “apprendre le courage”.

Elle y développe un thème qui m’est cher, celui de la responsabilité individuelle :

“Le courage prend des formes multiples, explique-t-elle. Il réside aussi dans les décisions quotidiennes, souvent invisibles, que chacun prend pour faire ce qu’il pensait impossible.”

Avoir le courage de dire non à ceux qui font des plus vulnérables les boucs émissaires de tous nos maux, à ceux qui nous divisent et attisent la haine.